Eau et Bio

  • Colloque Grand Est Bio et Territoires

    Bio en Grand Est (OPABA, CGA de Lorraine et FRAB Champagne Ardenne) et la FNAB organisent un Colloque Bio et Territoires le 23 mars 2017, au centre administratif de la Ville de Strasbourg, de 9h30 à 17h. Ce colloque s’adresse aux élus et agents des collectivités territoriales en Grand Est, mais aussi aux agents des services de l’état, aux producteurs, aux animateurs de territoire et aux consommateurs.

    Retrouvez le programme détaillé ici.

    Inscriptions obligatoires en ligne avant le 17 mars, places limitées.

    Renseignements auprès de Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

    Mobilisez vos élus, venez nombreux !

  • Ferme Bio Ouverte chez Vincent Rondelet

    Ferme Bio Ouverte chez Vincent Rondelet (52)

    Visite d’une ferme biologique Haut-Marnaise en polyculture

    Mardi 14 juin 2016 à 14h
    8 Grande Rue, 52130 Valleret

     

    Au programme :

    Présentation de la ferme :
    • Conversion 2010
    • 100% bio
    • 1 UTH
    • 58 ha de polyculture dont 22 ha de prairies temporaires

    • Activités touristiques et d'accueil

    1 - Tour de plainedes différentes cultures (luzerne, trèfle...)
    2 - Echange autour de la filière semences fourragères(Intervention d'Alain Bazille, producteur et représentant de l'entreprise Michel Seed)
     
     
    Contact :
     
    Cellule Eau et AB
    Claire VIDIE
    Tél : 03 26 64 90 20
    @ : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Pour aller plus loin Eau et AB

         1. L’agriculture biologique préserve la ressource en eau de la pollution par les nitrates

    88,7 % des contaminations azotées des ressources et milieux aquatiques proviennent de l’agriculture et de l’élevage (CGDD n°52, 2011).

    Des travaux de l’INRA montrent qu’en situation de polyculture-élevage, la conversion amène une amélioration de la gestion des nitrates et permet d’avoir des pertes nitriques faibles. D’autres travaux (INRA) montrent qu’en grandes cultures, le cahier des charges (en comparaison à l’agriculture raisonnée ou à une production intégrée) est celui qui répond le mieux à la préservation de qualité des eaux souterraines. Les travaux du PIREN-Seine (CNRS) montrent, qu’à  l’échelle d’une rotation de grandes cultures, l’agriculture biologique ne pollue pas en nitrate la ressource en eau. Son développement est même identifié comme un des facteurs nécessaire pour un retour du bon état qualitatif des masses d’eau. La ville de Munich confirme ces résultats : un retour sur la qualité de l’eau et des économies sur le traitement de l’eau grâce au développement de l’AB.

    Ailleurs, les efforts entrepris par les agriculteurs, en lien avec les politiques agricoles ont permis ces dernières années de ralentir et limiter les impacts sur la ressource en eau mais la pollution reste à des niveaux trop élevés. L’adoption des « bonnes pratiques » de l’agriculture conventionnelle, semble davantage permettre une diminution des pics de pollution et une stabilisation de la contamination qu’une amélioration de la qualité de l’eau. Il est nécessaire d’aller plus loin : passer de l’ajustement de pratiques au changement de pratiques.

    Les leviers utilisés par l’AB : Le cahier des charges interdit certaines pratiques. En cela, il garantie et favorise une certaine extensification et un changement de pratiques. La plus-value économique accompagne cela. Les engrais de synthèse étant interdits, les producteurs bio misent sur l’introduction de légumineuses dans la rotation et en interculture, sur l’utilisation d’engrais verts, et sur l’apport de matière organique pour nourrir le sol. L’azote est donc apporté sous une forme plus stable (organique). Il est observé un moindre apport en bio et au final une meilleure balance azotée. On a donc moins de surplus d’azote et un surplus davantage retenu par le sol (CNRS/UPMC). Les points de vigilances et améliorations à apporter concernent la gestion des légumineuses, la couverture du sol à l’automne, la dose, date et forme de fertilisants pouvant être apportés.

     

         2. L’agriculture biologique préserve la ressource en eau de la pollution par les pesticides de synthèse

    95 % des pesticides vendus sont utilisés pour l’agriculture (CGDD n°52, 2011).

    Afin qu’une masse d’eau soit « potable », les concentrations en pesticides ne doivent pas dépasser certains seuils. Ces derniers préservent les usagers des méfaits des pesticides sur la santé. Pour un certain nombre de captages, ces concentrations en pesticides dans l’eau pompée dépassent les normes, ou sont proches de les dépasser. Parmi les pesticides impliqués, on trouve notamment des molécules déjà interdites mais rémanentes dans notre environnement.

    Toutefois, il faut être vigilant à la qualité de l’analyse des eaux. Il s’agit de chercher davantage de molécules phytosanitaires, car on ne trouve que ce que l’on cherche. De gros efforts ont été faits en la matière, ils sont à poursuivre.

    Par ailleurs, des progrès sont à réaliser sur l’analyse des impacts de ces molécules sur l’écosystème. En effet, les tests de toxicité/écotoxicité ne prennent en compte que la molécule active du produit phytosanitaire et non les adjuvants ajoutés afin d’améliorer l’efficacité du produit. Cela est décrié notamment par des chercheurs (CRIIGEN). D’autre part, les effets cocktails et de toxicité combinés des pesticides, dus au mélange de pesticides et autres substances ne sont pas considérés sur la santé. Et certains pesticides sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, c’est-à-dire agissant à très faible doses, en-deçà des normes, sur le fonctionnement du système hormonal. D’autres sont suspectés d’être cancérogènes, comme le glyphosate, bien que cela fasse l’objet de controverses.

    Pour davantage d’informations sur les controverses autour de l’évaluation de la toxicité et écotoxicités des pesticides, rendez-vous sur les sites du CRIIGEN, de Générations Futures, etc.

     

         3. L’agriculture biologique préserve la collectivité des coûts de dépollution (nitrates et pesticides de synthèse) de la ressource en eau

    Arrêtons-nous sur l’aspect économique des choses. Les dépenses annuelles de potabilisation par hectare d’agriculture conventionnelle située dans les AAC* d’eau potable se situent dans une fourchette de 828 à 2 430 € (CGDD/SEEIDD/ERNR2, Septembre 2011). A côté de cela, la marge brute d’un blé va être de 600 à 800 €/ha. Et le PIREN-Seine ainsi que le CER France observent que l’agriculture biologique se porte économiquement aussi bien que l’agriculture conventionnelle. Enfin, les impacts sur l’environnement et la santé des pesticides, également appelés effets secondaires indésirables ou externalités négatives ont un coût. A l’inverse, les performances plurielles de l’AB, permettant des externalités positives évitent ces coûts.

    *AAC : aire d’alimentation de captage

     

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Complexe agricole du Mont-Bernard

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51 000 CHALONS-EN-CHAMPAGNE
Tél : 03 26 64 96 81 – Fax : 03 26 64 96 80
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A propos

La Fédération Régionale des AgroBiologistes de Champagne-Ardenne est une association de loi 1901. Elle a été créée en 1997 avec un objectif clair : rassembler les moyens pour développer la production biologique alors peu présente sur le territoire régional.

Elle a un rôle d'accompagnement et d'information des producteurs bio, de sensibilisation des producteurs non bio, de défense de l'agriculture biologique et de coordination des projets menés dans la région en matière de production bio.